Vœux.

Dans mon carnet d’adresses
Sortant de ma paresse,
J’extraits le nom voisin
D’un très lointain cousin.

Je pourrais lui écrire
Mais je n’ai rien à dire.
Pourquoi, je ne sais pas,
Je ne suis pas sympa.

Parler de son divorce,
Je n’en n’ai pas la force.
Quel était son métier :
Maçon, ou charpentier ?

Des repas en famille
Où jeunesse fourmille
Et aller jusqu’au bout :
Parler d’Elle surtout.

Elle m’était divine
Et sa voix argentine
Frappait dans mon cerveau
A grands coups de marteau.

Des heures magnifiques
Des accords de musique
De nos communs penchants
Pour l’amour et le chant.

D’un avenir splendide
Au parcours intrépide
Des chemins épineux
Aux pics vertigineux

C’est pourtant impossible
Ce n’est pas descriptible.
Je ne lui dirai rien.
Je sais, ce n’est pas bien.

Paul LAMOUR - Janvier 08

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