Un edito reçu de Audio-Fanzine.

26 septembre 2020
Sous le masque ou sous le manteau, les concerts commençaient à peine à repointer le bout du nez que de nouvelles restrictions sont déjà à l'ordre du jour, tandis que la terreur fait elle aussi sa rentrée dans ce monde inquiet semblant bien décidé à réduire l'homme au silence. Inutile de dire que c'est précisément dans ces moments durs qu'on a besoin de culture, qu'il s'agisse de dessiner, d'écrire, de déclamer ou de jouer des notes.

23 mai 2020 :" Une gravité abyssale " : c'est ainsi que Jean-Philippe Thiellay, président du nouveau Centre National de la Musique, a décrit les conséquences du coronavirus sur le monde de la musique, estimant la profondeur de l'abysse à deux milliards d'euros de pertes. À coup sûr, le secteur de la culture va en baver pour quelque temps encore, même si le gouvernement a annoncé vouloir débloquer des fonds pour le soutenir. D'une façon plus optimiste, on se dira que la musique ne sort toutefois pas complètement perdante de cette histoire, le confinement ayant conduit nombre de gens à se mettre ou à se remettre à jouer ou composer, parce qu'heureusement, il n'y avait pas que Netflix et BFM pour faire passer le temps. Tout comme on observe un bond dans la natalité neuf mois après un blackout dans les grandes villes, il faudra peut-être s'attendre à voir apparaître une génération de musiciens ou de musiciennes fils ou filles de Covid, jouant de la gratte...

17 avril 2020 : l'edito d'Audio Fanzine, dans le contexte actuel, suppose brièvement que la Musique peut intervenir sur le perturbateur que subit l'Humanité. Nous avons formulé cette hypothèse dès 1985 ! Voir page "Chant Profond".

"La science et l'Art ont une même origine. Chacun reflète le monde à sa façon - l'une et l'autre ont pour condition fondamentale commune une faculté aiguë d'observation, la reproduction et la synthèse de la chose observée. Grandeur scientifique et grandeur artistique ont également une source identique : la droiture du VIR JUSTUS". (Zoltàn KODALY)

- THESE : la matière repose sur l'immatériel enchevêtrement d'ondes aux fréquences et harmoniques les plus diverses et insaisissables - au-delà et en-deçà de la lumière.

Et ses harmoniques les plus basses (audiofréquences) sont celles de la Musique.

Newsletter hebdo du 4 avril 2020 Édito

Bon gré mal gré, la confinade se poursuit et n'est sans doute pas prête de s'arrêter, de sorte qu'il va vraisemblablement falloir que chacun trouve ses marques là-dedans pour un mois encore, entre le bombardement anxiogène de l'actualité et ce curieux sentiment de vivre au jour le jour un hiver en plein printemps, tout comme une expérience sociologique dont on ne sait pas trop sur quoi elle débouchera. Là-dedans, les artistes ne sont pas les moins armés ; on se souvient de Jean Cassou qui, privé de papier et de crayon dans la prison où il était enfermé, était parvenu à écrire de tête les Trente-trois sonnets composés au secret, et l'on se dit que créer est probablement le moyen le plus efficace pour ne pas trop souffrir de l'enfermement et qu'il sorte quelque chose de bon de tout cela.

En réponse des éléments que l'on retrouve sur Les Grands Chemins :
Page Jean CASSOU

Newsletter hebdo du 14 mars 2020 Édito

Ça y est : tout le monde a officiellement le droit d'être inquiet maintenant qu'une grosse cloche de verre se matérialise au-dessus de la France et qu'on incite chacun à la solidarité de rester chez soi. Et le problème dans la bouche de nos élites, c'est que ce n'est pas l'homo sapiens qui semble le seul grippé mais bien aussi tout le système qu'il a mis en place depuis des siècles, l'humanité semblant alors toute aussi fragile que son édifice mondialisé. On ne sait alors plus très bien de quoi il faut avoir le plus peur : de contracter une maladie ou de subir les répercussions d'une pandémie sur notre tour de Babel.

À l'heure des discours collapsologistes, cette peur est en outre d'autant plus prégnante qu'elle semble s'inscrire chez beaucoup dans la mauvaise conscience de l'espèce, comme une plaie d'Egypte que nos élans pharaoniques auraient mérité à force d'ignorer les voyants rouges qui s'allument depuis un moment déjà sur le tableau de bord du monde. Après les raz-de-marée et les incendies, après la fonte des glaces et la disparition des espèces, voici donc que surgit un ennemi invisible dont on dit évidemment qu'il n'a rien d'une peste noire sur le plan biologique, mais qui pourrait bien noircir durablement nos jeudis et faire s'écrouler nos frêles dominos.

Les pessimistes vous diront que ça sent le début de la fin, mais d'autres vous expliqueront que c'est peut-être aussi la fin d'un début, l'électrochoc attendu pour repenser le vieux monde qui se lézarde ici et là depuis quelque temps déjà, sous les coups de buttoirs d'une classe moyenne en gilet jaune, sous la légitime colère d'un humain sur deux qui se trouve être une femme ou sous la rébellion d'un tiers monde en passe de remettre à sa place l'Empire d'Occident.

Le hasard prend parfois d'ailleurs des allures de symbole puisque même nos virus sont importés de Chine… Bref, au-delà du ciel de France qui s'est pour l'heure obscurci, il fait bon de croire que l'espoir est permis, et que les musiciens auront évidemment leur rôle à jouer là-dedans, pour trouver les notes qui vont avec les mots et les idées nouvelles.

Newsletter hebdo du 29 février 2020 Édito

Le battement d'aile du pangolin...

Il n’y a sans doute pas de quoi prendre à la légère la coronavirée qui déferle actuellement sur le monde, mais à bien y regarder, on se demande si c’est bien le virus ou les infos approximatives le concernant qui se propagent le plus vite, avec toute la panique qui en découle, du battement d’aile du pangolin (qui est vraisemblablement innocent des crimes dont on l'a accusé) à la tempête que cela produit aux quatre coins du globe, dans la société comme dans le monde de la finance. Sans pour autant se couper des informations factuelles proposées par l’OMS ou le gouvernement sur le sujet, on recommandera donc à tout le monde de se tenir loin de BFMTV et des réseaux sociaux pour éviter de se faire contaminer par une vilaine paranoïa et de passer sa journée à se demander si les nems de Picard n’ont pas une drôle d’odeur, s’il ne faut pas préférer la 1664 à la Corona, s’il ne serait pas opportun de stocker 750 kg de vivres dans le garage, si, quelque part, on ne se sent pas un peu la gorge qui gratte en y réfléchissant bien, et enfin si le gars d'origine asiatique qui vient de monter dans MON métro n'aurait pas pu choisir une autre rame ; vous allez voir qu'il va tousser, le fourbe... Une chose est sûre en tout cas : le virus de la musique ne présente pour sa part aucun danger, et vous pourriez bien le contracter en jouant...

Newsletter hebdo du 8 juin 2019 Édito

Tandis que la France fait le pont (ou pas), le bon vieux Dr John a rejoint Charon pour sa dernière traversée du Mississippi, et il nous laisse au passage une bonne trentaine d’ordonnances musicales pour soigner tous types de blues et guérir tous les maux.
La chose est d’autant plus vraie que, dans le sillage de nombreuses études prouvant les bienfaits de la musique, des chercheurs et médecins de Genève viennent de prouver que l’écoute de certaines musiques (flûte, harpe, cloche) jouées à certains moments de la journée permettait à des enfants prématurés de se rapprocher du réseau cérébral d’enfants non prématurés.
La couveuse musicale est donc promise à un bel avenir tandis que l’on continuera, nous autres avec nos cerveaux d’adultes, à suivre la posologie qui rend moins con : musique le matin, musique le midi et musique le soir, sept jours sur sept, cinquante-deux semaines par an.
(...)

Sur ce, bon week et à la semaine prochaine.

Los Teignos From Ze AudioTeam 8 juin 2019

Voir aussi AN 2019.

Voir aussi page : Chant Profond - THESE : la matière repose sur l'immatériel enchevêtrement d'ondes aux fréquences et harmoniques les plus diverses et insaisissables - au-delà et en-deçà de la lumière.
(Pierre Méric -© Les Grands Chemins Avril 1985)

La matière et la vie en cercles harmoniques * 28 décembre 2015

"De tous les droits inscrits au coeur de l'homme et qu'il n'a de cesse qu'il ne revendique, le plus précieux sera le droit à la musique. Il l'obtiendra alors que les temps seront accomplis". (Jean CASSOU 1941-1943)