Un prof de Russe... et de "Provençal" pratiquement absent "sur la toile" = Joseph MIGOT.
Trois années de 1961 à 1963 aux Lycée Pierre Puget à Marseille... révolté pour de très bonnes raisons (deux ans dans les mines de sel de Silésie, "ramassé à la petite cuillère" par les russkofs qui plus tard lui feront le même mauvais coup qu'évoque CAVANNA dans "Les Russkofs" le séparant de force de celle qu'il aimait).. appliqué, méticuleux, exemplaire, donnant vraiment le goût pour le Russe et la littérature... et qui en 1963 m'apportera le livre de lecture "Lou prouvençau a l'escolo" = notre langue vivante, indispensable... car il en était aussi professeur et chercheur depuis son origine de limougeot.
En février 1994 (le 24), mon père dans sa chambre d'hôpital Pasteur à Aix-en-Provence a sorti "La Marseillaise" à la page animée par Claude Barsotti citant Joseph Migot, et ses adaptations en OC d'Anton Tchékhov.

Fonds Delpastre : Sur Joseph Migot (manuscrits).Manuscrits de deux textes consacrés au professeur Joseph Migot et datant du 1er septembre 1972 et du 26 novembre 1976. Joseph Migot, professeur de russe et philologue, est celui qui initia Marcelle Delpastre à la graphie normalisée occitane. Le dernier feuillet est une traduction en occitan limousin d'un poème en français de Joseph Migot, traduction réalisée par l'auteur lui-même, datant du 31 juillet 1966 et dédicacée à Marcelle Delpastre. XXe siècle. Papier. 9 feuillets. 270 x 210 mm. (Don de M. Jan dau Melhau).

Extraits manuscrits d'une brochure dédiée à sa correspondance avec Marcelle Delpastre.

En outre, se mettre à écrire le Limousin quand on le parle, passer de l'oral à l'écrit, cela a l'air simple, mais ne l'est pas du tout. Delpastre a souvent raconté que c'est un autre universitaire lié à Lemouzi, Joseph Migot, " professeur de russe itinérant ", comme aimait à se désigner lui-même, et philologue hors pair (il étudiait, entre autres langues, l'occitan, le piémontais, le ladin, le gaélique…), qui lui apprit à écrire le limousin dans la graphie classique, ce qui est bien sûr d'une importance capitale, parce que cela la rendait lisible dans l'ensemble pan-occitan, alors que si elle l'avait écrit, comme tant d'autres, en adoptant une graphie imitant le français, elle se serait condamnée, pour des raisons phonétiques qui sont évidentes lorsqu'on en a l'expérience, à une réception strictement locale. Le contre coup de ce choix, son effet inévitable et pervers, étant que les locaux, parce qu'ils ne sont éduqués qu'à la seule lecture du français, ont la plus grande difficulté à lire un texte en graphie ainsi normalisée (dite encore classique). "

Avec l'aide de Joseph Migot, apprend à écrire cette langue dans les normes rétablies de l'I.E.O. [Institut d'Études Occitanes] selon la tradition, l'étymologie et les particularismes de son dialecte local ", autobiographie de 1986, Plein Chant, n° 71-72, 2000, p. 11.

Voir également : Les proverbes limousins de Joseph Roux (1834-1905), nouvelle édition par Robert Joudoux et Joseph Migot, Tulle, Lemouzi, 1971.

Les Grands Chemins en Russe

Pauvre Russie : Pierre Méric (2015) Poème : Alexandre BLOK (1908) (1880 - 1921)