Je me force, non pas à t'écrire, mais pour participer au Printemps des Poètes.
Je ne m'inscrits pas non plus pour un concours, juste pour une minorité !
J'ai traversé Riez cet été, car on avait un rucher à Roumoules qu'on vient de transhumer.
Amitiés. Paul. 2023

Au péage de l'autoroute,
Je cartonne et je ronge mon frein
Un automobiliste enfreint
Le code pour ce que ça coûte
Sur mon tracteur à cent à l'heure,
Je pense avoir le temps de rêver.
Peut-être peu pressé d'arriver.
Un autre abruti fait son beurre,
Qui jubile, se félicite.
Un papillon au vol perturbé
Frôle un Ange un moment absorbé
Et le package se délite.
Dans les flots urbains je me case
Trop heureux de n'avoir rien cassé.
De lier le présent au passé.
Et soumis je rejoins ma case.

Vœux.

Dans mon carnet d’adresses
Sortant de ma paresse,
J’extraits le nom voisin
D’un très lointain cousin.

Je pourrais lui écrire
Mais je n’ai rien à dire.
Pourquoi, je ne sais pas,
Je ne suis pas sympa.

Parler de son divorce,
Je n’en n’ai pas la force.
Quel était son métier :
Maçon, ou charpentier ?

Des repas en famille
Où jeunesse fourmille
Et aller jusqu’au bout :
Parler d’Elle surtout.

Elle m’était divine
Et sa voix argentine
Frappait dans mon cerveau
A grands coups de marteau.

Des heures magnifiques
Des accords de musique
De nos communs penchants
Pour l’amour et le chant.

D’un avenir splendide
Au parcours intrépide
Des chemins épineux
Aux pics vertigineux

C’est pourtant impossible
Ce n’est pas descriptible.
Je ne lui dirai rien.
Je sais, ce n’est pas bien.

Paul LAMOUR - Janvier 08

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